Aides
Consulter un tabacologue : où le trouver, ce que ça coûte, comment ça se passe
L’essentiel
Pour trouver un tabacologue, utilise l'annuaire de Tabac Info Service : ils exercent surtout à l'hôpital et en centre de santé. À l'hôpital, la consultation est prise en charge par l'Assurance Maladie et la mutuelle. En centre d'addictologie (CSAPA), elle est gratuite. Dans le privé, elle n'est pas toujours remboursée et les dépassements d'honoraires sont fréquents. Au 39 89, le suivi par un tabacologue est gratuit. Aucune page officielle ne chiffre le tarif en ville.
- en centre d'addictologie (CSAPA) et au 39 89, selon Tabac Info Service
- Gratuit
- taux d'arrêt avec un suivi individuel, face à un contact minimal (Cochrane, 2017)
- × 1,57
- la volonté ne suffit pas pour arrêter seul, selon l'Assurance Maladie (2025)
- Plus de 9 fois sur 10
Mis à jour le · sources relues le 5 novembre 2026 · notre méthode
Où trouver un tabacologue près de chez toi
Le chemin le plus court est l’annuaire de Tabac Info Service. Tu saisis une adresse, une ville, un département ou un code postal, en métropole comme en outre-mer, et tu obtiens les consultations de tabacologie autour de toi. D’après le même site, les tabacologues exercent surtout dans les hôpitaux et les centres de santé.
Deux autres portes d’entrée existent. Ton médecin traitant peut suivre lui-même ton arrêt et faire appel, si besoin, à un tabacologue, un addictologue ou un psychologue : c’est ainsi que l’Assurance Maladie décrit son rôle. Et si tu ne peux pas te déplacer, le 39 89 te met en relation avec un tabacologue qui te suit par téléphone ; la page 39 89 explique comment.
La consultation de tabacologie est-elle remboursée ?
Tout dépend du lieu. Voici ce qu’indique Tabac Info Service.
| Où tu consultes | Ce que tu paies |
|---|---|
| Hôpital | Pris en charge par l’Assurance Maladie et la mutuelle |
| Centre d’addictologie (CSAPA) | Gratuit |
| Cabinet privé | Pas toujours remboursé ; dépassements d’honoraires fréquents |
| Par téléphone, au 39 89 | Gratuit |
Aucune page officielle datée ne chiffre le tarif d’une consultation en ville. Avant un premier rendez-vous en cabinet, demande le prix et la part remboursée. Rien n’a été lu non plus sur une téléconsultation de tabacologie remboursée : la seule offre à distance décrite par les sources est le suivi téléphonique du 39 89, du lundi au samedi de 8 h à 20 h (appel non surtaxé).
Comment se passe une consultation
Le tabacologue commence par faire le point avec toi sur ton tabagisme. Il bâtit ensuite un programme personnalisé, puis te revoit en séances de suivi. Leur nombre et leur espacement s’adaptent à ton besoin : il n’y a pas de rythme imposé.
Pour préparer le rendez-vous, tu peux passer le test de Fagerström, qui mesure la dépendance, et noter ce qui s’est passé lors de tes essais précédents. Les questions de traitement et de dosage se posent pendant la consultation, pas sur une page web.
Être suivi change-t-il vraiment le résultat ?
Oui, et c’est mesuré. La Haute Autorité de santé (HAS) l’écrit simplement : un fumeur qui reçoit de l’aide a plus de chances d’y arriver que celui qui veut arrêter sans aide. L’Assurance Maladie ajoute que, plus de neuf fois sur dix, la volonté ne suffit pas pour arrêter seul.
Les essais donnent un ordre de grandeur. Dans une revue Cochrane de 2017 (27 études, 11 100 participants), un accompagnement individuel par un professionnel multiplie le taux d’arrêt par 1,57 par rapport à un contact minimal, quand personne ne reçoit de médicament. Quand tout le monde reçoit des substituts nicotiniques, le suivi ajoute un gain plus modeste : multiplié par 1,24, sur six études. Une autre revue, en 2019, estime qu’un soutien renforcé en plus d’un médicament augmente les chances de 10 à 20 % environ.
Ces essais ne portent pas sur les seuls tabacologues : ils mesurent l’effet d’un suivi individuel par un professionnel.
Qui d’autre peut t’accompagner
| Professionnel | Ce qu’il fait |
|---|---|
| Médecin traitant | Suit l’arrêt, prescrit, oriente vers un spécialiste |
| Infirmier | Prescrit les substituts ; depuis un arrêté du 26 juin 2026 cité par l’Assurance Maladie, un bilan sanguin lié au sevrage |
| Sage-femme | Prescrit les substituts à la femme enceinte et à son entourage |
| Pharmacien | Conseille, délivre, explique le traitement ; ne prescrit pas |
Ce que chacun peut prescrire, et ce que l’Assurance Maladie rembourse, est détaillé sur la page remboursement des substituts.
Les sources
- Tabac Info Service, « Trouver un tabacologue » (annuaire) (non datée) — Annuaire officiel des consultations de tabacologie : recherche par adresse, ville, département ou code postal, en métropole et en outre-mer.
- Tabac Info Service, « Est ce que un tabacologue est remboursé par la sécu ? » (non datée) — À l'hôpital, les consultations de tabacologie sont prises en charge par l'Assurance Maladie et la mutuelle. Dans les centres d'addictologie comme les CSAPA, la consultation est gratuite. Dans le privé, elles ne sont pas toujours remboursées et il y a souvent des dépassements d'honoraires.
- Tabac Info Service, « J'arrête de fumer seul ou accompagné ? » (mise à jour le 16 décembre 2021) — Les tabacologues exercent principalement en centres de santé ou dans les hôpitaux. Le tabacologue fait d'abord le point sur le tabagisme ; le nombre et l'espacement des séances sont adaptés au besoin. Sans déplacement possible : accompagnement téléphonique. À la pharmacie, on peut être conseillé.
- Assurance Maladie, « Les astuces pour arrêter de fumer et le sevrage tabagique » (4 décembre 2025) — Le sevrage peut être suivi par le médecin traitant, qui fait appel si besoin à un tabacologue, un addictologue ou un psychologue. Plus de neuf fois sur dix, la volonté ne suffit pas pour arrêter seul. Les sages-femmes prescrivent pour la femme enceinte et son entourage.
- Assurance Maladie (pharmaciens), « Mois sans tabac : accompagner l'arrêt du tabac » (6 octobre 2026) — Médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes peuvent prescrire des substituts nicotiniques. Le pharmacien explique l'utilisation du traitement, répond aux questions et soutient la démarche.
- Assurance Maladie (infirmiers), « La prise en charge du sevrage tabagique » (3 septembre 2026) — L'infirmier prescrit les substituts nicotiniques et, depuis un arrêté du 26 juin 2026, peut prescrire un bilan sanguin dans le cadre du sevrage tabagique.
- HAS, recommandation de bonne pratique « Arrêt de la consommation de tabac » (octobre 2014) — Un fumeur qui reçoit de l'aide et veut arrêter a plus de chances d'y parvenir que celui qui veut arrêter sans aide.
- Lancaster et Stead, revue Cochrane « Individual behavioural counselling » (31 mars 2017) — Accompagnement individuel contre contact minimal, sans médicament : RR 1,57 (1,40 à 1,77 ; 27 études, 11 100 participants ; qualité élevée). Quand tous reçoivent des substituts : RR 1,24 (1,01 à 1,51 ; 6 études).
- Hartmann-Boyce et al., revue Cochrane « Additional behavioural support » (5 juin 2019) — Renforcer le soutien comportemental en plus d'un médicament augmente probablement les chances de succès d'environ 10 à 20 % (RR 1,15 ; 1,08 à 1,22 ; 65 études, 23 331 participants).
- Tabac Info Service, « Le 39 89 » (non datée) — Du lundi au samedi, de 8 h à 20 h, accompagnement entièrement gratuit. Un conseiller met en relation avec un tabacologue, toujours le même, qui rappelle sur rendez-vous.
Sources relues le 5 novembre 2026. Ces repères ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. En France, Tabac Info Service répond au 39 89.