Sans fumer
10 ans sans fumer, puis 15 : ce qui a baissé, ce qui reste à surveiller
L’essentiel
À 10 ans sans fumer, les risques de cancer de la bouche, du poumon et de la vessie ont « bien diminué », écrit Tabac Info Service. L'OMS chiffre : pour le poumon, environ la moitié du risque d'une personne qui fume encore ; le CDC parle de 10 à 15 ans. Un sur-risque persiste par rapport à quelqu'un qui n'a jamais fumé. À 15 ans, selon l'OMS, le risque de maladie coronarienne est celui d'un non-fumeur. À un paquet par jour, 47 450 € gardés au prix d'aujourd'hui (13 €).
- risque de cancer du poumon face à un fumeur, à 10 ans (OMS) ou 10 à 15 ans (CDC)
- ÷ 2 environ
- risque de maladie coronarienne d'un non-fumeur (OMS)
- 15 ans
- gardés en 10 ans à un paquet par jour, au prix d'aujourd'hui (13 €)
- 47 450 €
- cigarettes non fumées à 20 par jour
- 73 000
Mis à jour le · sources relues le 5 novembre 2026 · notre méthode
Cancer du poumon : ce que chaque source écrit pour 10 ans
Tabac Info Service ne donne pas de pourcentage : sa page de 2026 dit que les risques de cancer de la bouche, du poumon et de la vessie ont « bien diminué ». Les chiffres viennent d’ailleurs.
| Source | Délai | Ce qui est écrit |
|---|---|---|
| OMS (2020) | 10 ans | Environ la moitié du risque d’un fumeur |
| NHS (non datée) | 10 ans | Risque de mourir d’un cancer du poumon divisé par deux face à un fumeur |
| CDC (2024) | 10 à 15 ans | Sur-risque divisé par deux |
| Surgeon General (2020) | 10 à 15 ans environ | Moitié du risque de ceux qui continuent, puis la baisse se poursuit |
Regarde bien à qui l’on te compare. « La moitié » se mesure face à une personne qui fume encore, jamais face à quelqu’un qui n’a pas fumé.
Le risque ne retombe pas à zéro : ce que ça change pour toi
Le Centre international de recherche sur le cancer l’a écrit en 2007 : chez les anciens fumeurs, un risque plus élevé persiste par rapport aux personnes du même âge n’ayant jamais fumé, même après un long arrêt. L’Institut national du cancer en tire une conséquence pratique. Parce que le risque reste élevé longtemps, le dépistage du cancer du poumon est proposé aux ex-fumeurs qui ont arrêté depuis moins de 15 ans.
À 10 ans d’arrêt, tu es encore dans ce délai. Cela ne veut pas dire que tout ancien fumeur y a accès : c’est encore un programme pilote, et ses conditions sont décrites sur la page paquets-années. Demande à ton médecin traitant si ce dépistage te concerne : c’est lui qui connaît ton âge, ton passé de fumeur et tes antécédents.
Les autres cancers, à 10 ans puis à 20
L’OMS indique qu’à 10 ans, les risques de cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, de la vessie, du col de l’utérus et du pancréas diminuent. Le rapport du Surgeon General de 2020 chiffre deux d’entre eux : pour le larynx et pour la bouche et le pharynx, le risque est environ divisé par deux en 10 ans. Le CDC ajoute le rein à la liste des cancers en baisse.
Parmi les sources de cette page, le CDC est celui qui regarde le plus loin. À 20 ans, le risque de cancers de la bouche, de la gorge, du larynx et du pancréas devient proche de celui d’une personne qui ne fume pas.
À 15 ans, le repère concerne le cœur
Pour le cœur, aucune page française lue ne donne de repère à 15 ans. L’OMS, elle, y place un risque de maladie coronarienne égal à celui d’un non-fumeur. Le NHS britannique dit la même chose de l’infarctus. Le CDC est un peu plus réservé : un risque proche de celui d’un non-fumeur, pas égal. Pour l’AVC, 15 ans marquent la fin de la période de 5 à 15 ans donnée par l’OMS, mais le rapport du Surgeon General prévient que le risque pourrait ne pas rejoindre tout à fait celui d’une personne n’ayant jamais fumé. Le début de cette histoire est sur la page 5 ans sans fumer.
Espérance de vie : identique, ou seulement proche ?
Tabac Info Service a deux formulations. Dans une réponse non datée à un internaute : au bout de 10 à 15 ans, l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé. Sur sa page mise à jour en 2026 : elle s’en rapproche peu à peu. La seconde est la plus prudente.
Les chiffres publiés ne se comptent d’ailleurs pas en années d’arrêt, mais selon l’âge auquel on arrête. La HAS retient 7 ans de vie gagnés pour un arrêt à 40 ans, 4 ans à 50 ans, 3 ans à 60 ans. L’OMS donne presque 10 ans vers 30 ans, 9 vers 40, 6 vers 50 et 3 vers 60. La page arrêter à 40, 50 ou 60 ans compare ces estimations.
10 ans en euros
À un paquet par jour, 3 650 jours font 73 000 cigarettes et 47 450 €, au prix d’aujourd’hui. Le calcul applique 13 € le paquet aux dix années : prends ce total comme un ordre de grandeur. Pour ton cas, avec ton prix et ta consommation, utilise l’outil en haut de page ou le calculateur d’économies.
Les sources
- Tabac Info Service, « Les bienfaits de l'arrêt du tabac » (mise à jour le 5 octobre 2026) — Dix ans : les risques de cancer de la bouche, du poumon, de la vessie ont bien diminué. Peu à peu, l'espérance de vie se rapproche de celle des personnes n'ayant jamais fumé. La page ne donne pas de repère à 15 ans.
- OMS, « Tobacco: Health benefits of smoking cessation » (25 février 2020) — 10 ans : le risque de cancer du poumon tombe à environ la moitié de celui d'un fumeur ; les risques de cancer de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, de la vessie, du col de l'utérus et du pancréas diminuent. 15 ans : le risque de maladie coronarienne est celui d'un non-fumeur. Années de vie gagnées : presque 10 vers 30 ans, 9 vers 40, 6 vers 50, 3 vers 60.
- NHS, « What could happen when you quit smoking » (non datée) — Après 10 ans, le risque de mourir d'un cancer du poumon est divisé par deux par rapport à celui d'un fumeur.
- NHS, « Benefits of quitting smoking » (non datée) — Après 15 ans, le risque d'infarctus retombe au niveau de celui d'une personne qui n'a jamais fumé.
- CDC, « Benefits of Quitting Smoking » (15 mai 2024) — Sur-risque de cancer du poumon divisé par deux après 10 à 15 ans ; cancers de la vessie, de l'œsophage et du rein en baisse. 15 ans : risque coronarien proche de celui d'un non-fumeur. 20 ans : cancers de la bouche, de la gorge, du larynx et du pancréas proches du risque d'un non-fumeur ; sur-risque de cancer du col de l'utérus réduit d'environ moitié.
- Surgeon General des États-Unis, « Smoking Cessation », rapport 2020 (2020) — Cancer du poumon : le risque tombe à la moitié de celui des fumeurs qui continuent environ 10 à 15 ans après l'arrêt, puis baisse encore. Larynx, bouche et pharynx : risque environ divisé par deux en 10 ans. Maladie coronarienne : après 15 ans, risque semblable à celui des personnes n'ayant jamais fumé (conclusion de 1990). AVC : le risque pourrait ne pas rejoindre celui d'un non-fumeur.
- CIRC, « IARC Handbooks of Cancer Prevention », volume 11 (2007) — Cancer du poumon : un risque plus élevé persiste chez les anciens fumeurs, comparés aux personnes du même âge n'ayant jamais fumé, même après une longue durée d'arrêt.
- Institut national du cancer, « Je fais mon dépistage », cancer du poumon (non datée) — Le risque de développer un cancer du poumon reste élevé pendant une longue période, même après l'arrêt. C'est pourquoi le dépistage est proposé aux ex-fumeurs ayant arrêté de fumer depuis moins de 15 ans.
- Tabac Info Service, réponse « Bénéfice arrêt tabac » (non datée) — Réponse d'un tabacologue : au bout de 10 à 15 ans, l'espérance de vie redevient identique à celle des personnes n'ayant jamais fumé.
- HAS, « Arrêt de la consommation de tabac », recommandation de bonne pratique (mise à jour en octobre 2014) — Arrêter de fumer à 40 ans améliore l'espérance de vie de 7 ans, à 50 ans de 4 ans, à 60 ans de 3 ans. Il n'est jamais trop tard : il existe toujours un bénéfice à l'arrêt, quel que soit l'âge.
Sources relues le 5 novembre 2026. Ces repères ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. En France, Tabac Info Service répond au 39 89.